• 12 mars 2009
fr

Table ronde « Les droits de l’enfant, quel rôle pour la famille ? »

Compte-rendu de la table ronde

"Les droits de l’enfant, quel rôle pour la famille ?"

12 mars 2009

Depuis le 2 Mars 2009, le Conseil des droits de l’Homme tient une ses­sion qui durera un mois. À l’occa­sion du 20è anni­ver­saire de la Convention des droits de l’enfant, une jour­née entière a été consa­crée à ces droits de l’enfant. Pour que la famille ait aussi sa place dans le débat, Points-Cœur s’est asso­cié à plu­sieurs autres ONG, afin d’orga­ni­ser un panel ayant pour sujet : « les droits de l’enfant : quel rôle pour la famille ? »

Les 4 inter­ve­nants pré­sents ont tous sou­li­gné l’impor­tance de la famille dans l’éducation de l’enfant à ses pro­pres droits.

Julie GERLAND, (OMAEP), a montré com­ment la vie intra-uté­rine de l’enfant avait une grande influence sur sa vie future. La famille tient alors un rôle pri­mor­dial en ce sens qu’un bébé qui se sen­tira aimé, sen­tira une bonne ambiance autours de lui et sur­tout dont la maman sera pai­si­ble déve­lop­pera des hor­mo­nes qui le pous­se­ront à la confiance. Alors qu’au contraire, un bébé dont la famille est dis­lo­quée, qui sent autours un climat de stress et d’angoisse, déve­lop­pera des hor­mo­nes qui feront de lui quelqu’un qui aura ten­dance à être sur la défen­sive.

Suzy Beysard (IFFD), juriste spé­cia­li­sée dans le droit inter­na­tio­nal et de-ans les droits de l’enfant nous a montré com­ment les outils juri­di­ques reconnais­saient la grande impor­tance de la famille pour l’enfant. Ce tant au plan inter­na­tio­nal :

. Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

. Déclaration des Droits de l’Enfant – 1959

. Convention des Droits de l’Enfant – 1989

Qu’au plan régio­nal :

. Europe : Convention Européenne de l’exer­cice des droits de l’enfant – 1996 (Préambule : « reconnais­sant l’impor­tance du rôle des parents dans la pro­tec­tion et la pro­mo­tion des droits supé­rieurs de leurs enfants et consi­dé­rant que les états devraient, le cas échéant, également pren­dre part à celle-là. »)

. Afrique : Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples – 1981 (Art 18 : « 1. La famille est l’élément natu­rel et la base de la société, elle doit être pro­té­gée par l’état qui doit veiller à sa santé phy­si­que et morale. 2. L’état a l’obli­ga­tion d’assis­ter la famille dans son rôle de gar­dienne de la morale et des valeurs tra­di­tion­nel­les reconnues par la société. ») etc...

Charles Glenn, Professeur à l’uni­ver­sité de Boston, nous a fait part de son expé­rience. Chargé d’un pro­gramme en vue de l’inser­tion des enfants de famil­les immi­grées, il a pu cons­ta­ter com­bien les famil­les devaient être écoutées. Bien sou­vent, les états se trom­pent en vou­lant que les enfants appren­nent la culture du pays d’accueil dans leur langue mater­nelle. Les parents ont sou­vent le sou­hait inverse de faire en sorte que les enfants garde la même culture que leur famille et l’expé­rience montre que c’est ainsi que l’enfant se cons­truit le plus har­mo­nieu­se­ment dans le pays.

Alfred Fernandez de l’OIDEL, a exposé le débat qui dure encore jusqu’à nos jour de savoir qui de la famille ou de l’école, a la res­pon­sa­bi­lité pre­mière en matière d’éducation de l’enfant. Il semble que les textes en vigueur prô­nent une pri­mauté de la famille, mais les faits ne sui­vent mal­heu­reu­se­ment pas les écrits !

Nous sommes heu­reux qu’un tel événement ait pu être mis en place. La famille est trop peu consi­dé­rée quand on parle des droits de l’enfant. Il ne fau­drait pas oublier que le fait que l’enfant ait des droits ne veut pas dire qu’il est émancipé de sa famille ! Ce serait tomber dans une vision de l’enfant-roi qui, malgré les appa­ren­ces, ne res­pecte pas l’enfant en tant qu’elle oublie ses devoirs, ses res­pon­sa­bi­li­tés.


Revenir au début