• 15 novembre 2012
fr

Les défis du Pérou

La Ensenada, Lima

Jeudi 1er novem­bre 2012, le Pérou a passé son 2ème examen pério­di­que uni­ver­sel (EPU) à Genève sous la conduite de Mme Dupuy Lasserre, Présidente du CDH, et d’une troïka com­po­sée des Maldives, du Mexique et de la Moldavie.

Points-Cœur, en col­la­bo­ra­tion avec une coa­li­tion d’ONG [1], a rendu un rap­port sou­le­vant les ques­tions concer­nant :

  • les lacunes dans l’enregistrement des naissances, en particulier en zone rurale
  • le trop petit nombre d’établissements scolaires et la non-gratuité des livres et uniformes scolaires pour les familles les plus pauvres
  • le problème de l’exploitation économique des enfants dans le secteur minier et dans le crime organisé
  • les manques dans le système de santé et en particulier :
    • la prise en charge des personnes atteintes de handicap
    • la qualité du personnel médical
    • la fréquente proposition de stérilisation aux femmes pendant leur grossesse sans que leur soient fournies les informations nécessaires à un choix éclairé
  • le surpeuplement des prisons et les conditions de détention

Le rap­port du Pérou a été pré­senté par S.E. Henry José Avila Herrera, vice-minis­tre pour les Droits de l’Homme et l’accès à la jus­tice. Le rap­port relève les pro­grès du Pérou durant ces der­niè­res années en matière de tra­vail de mémoire et de lutte contre l’impu­nité se rap­por­tant à la décen­nie 1990-2000, et d’amé­lio­ra­tion de la jouis­sance des droits économiques, sociaux et cultu­rels. Il affirme notam­ment qu’entre 2004 e 2011, le taux de per­son­nes vivant dans extrême pau­vreté est passé de 16,2% à 6,3% et que le taux de sco­la­ri­sa­tion des enfants entre 3 et 16 ans est passé de 86% à 97%.

Lors du dia­lo­gue inte­rac­tif qui a suivi, les points prin­ci­paux sou­le­vés par les pays qui se sont expri­més sont :

  • le travail des enfants
  • le surpeuplement des prisons
  • la violence domestique contre les femmes
  • l’utilisation abusive de la force par la police

Parmi les Etats appro­chés par Points-Coeur avant l’EPU, l’Uruguay a repris la ques­tion de l’enre­gis­tre­ment des nais­san­ces et du droit à l’éducation, affir­mant que 15% des enfants n’étaient ni ins­crits à l’Etat civil, ni sco­la­ri­sés, et l’Italie a sou­levé le pro­blème de l’exploi­ta­tion économique des enfants.


Notes

[1] Association Points-Coeur ; Company of The Daughters of Charity of Vincent de Paul ; IIMA (Istituto Internazionale Maria Ausiliatrice) ; Edmund Rice International ; FMSI (Marist International Solidarity Foundation) ; VIDES International (International Volunteerism Organization for Women, Education, Development).

Revenir au début