• 4 juin 2009
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Communiqué de Points-Coeur sur l’Appel du BICE

Communiqué de l’Association Points-Cœur, à l’occasion de l’Appel mondial à une nouvelle mobilisation pour l’enfance.

À l’occa­sion du XXe anni­ver­saire de la rati­fi­ca­tion de la Convention rela­tive aux Droits de l’Enfant, le Bureau International Catholique pour l’Enfance (BICE) lance un appel mon­dial en vue d’un renou­veau de la mobi­li­sa­tion pour l’enfance.

« Situation

Il est des enfants qui ne savent plus sou­rire. Il est des enfants qui sont seuls au monde. Il est des enfants qui man­gent de la terre et des ordu­res pour calmer leur faim. Il est des enfants que l’on vend. Il est des enfants que des riches uti­li­sent comme bien de jouis­sance. Il est des enfants de dix ans à qui l’on confie des armes. Il est des enfants que l’on tor­ture. »

Charte des Points-Cœur

Ce cons­tat qui est à la base de l’action de l’Association Points-Cœur, le BICE le fait aussi aujourd’hui :

« 4 - Malheureusement, les enga­ge­ments [de la Convention] sont encore très loin d’être res­pec­tés par­tout. (…)

5 - Enfants sol­dats, enfants tra­vailleurs dans des condi­tions péni­bles et dan­ge­reu­ses, enfants abusés, violés, objet de toute forme de vio­lence, enfants obli­gés de fuir sans cesse avec ou sans famille devant les guer­res, la famine, les cata­clys­mes natu­rels, enfants aban­don­nés et reje­tés par tous, contraints à vivre dans la rue, enfants « sor­ciers », sans éducation, sans patrie, sans docu­ments… (…)Il y a urgence. » (Appel mon­dial en faveur de l’enfance du 4 juin 2009)

Dans son appel, le BICE s’adresse aux Etats, aux famil­les, aux chefs reli­gieux, aux médias et à toute per­sonne se sen­tant concer­née par le bon­heur des enfants à adop­ter une appro­che qui prenne en compte toute la réa­lité de l’enfant. Ce der­nier est une per­sonne à part entière qui naît, gran­dit et s’épanouit plei­ne­ment au sein d’une famille. Il convient donc d’accor­der toute son impor­tance à la famille en tant qu’elle est la pre­mière éducatrice de l’enfant. Pour cela, il est néces­saire d’aider les famil­les par des moyens concrets, de les sou­te­nir, de les valo­ri­ser afin qu’elles rem­plis­sent au mieux leur devoir. Il ne s’agit pas pour les Etats de se sub­sti­tuer aux famil­les : ce ne serait ni réa­liste, ni bon pour l’enfant. Mais il leur incombe de les former en matière de droits de l’Homme, selon une méthode qui ne soit pas don­neuse de leçon ou condes­cen­dante : favo­ri­ser les ini­tia­ti­ves des pairs, pri­vi­lé­gier une atti­tude basée sur les bonnes maniè­res de faire.

L’enfant, en plus de gran­dir dans une famille, cons­ti­tue sa per­son­na­lité dans un pays, autours d’une culture. Afin qu’il se déve­loppe har­mo­nieu­se­ment, il convient que tout cet envi­ron­ne­ment soit aussi res­pecté et valo­risé. En retour, tout doit être fait de sorte que l’enfant ait cons­cience qu’il a aussi des devoirs envers ses parents, ses éducateurs, son pays. Il ne faut pas faire de l’enfant un « petit roi » : ce serait le déconsi­dé­rer en refu­sant de le voir comme un être res­pon­sa­ble, capa­ble de faire face et d’assu­mer à sa mesure ce qu’il a à faire.

Il nous semble par-dessus tout impor­tant de ne pas oublier la dimen­sion spi­ri­tuelle de l’enfant qui est la cause prin­ci­pale de son éminente dignité. Il faut lui donner la pos­si­bi­lité de réa­li­ser toutes ses poten­tia­li­tés, à com­men­cer par le don de soi : l’homme est avant tout un être de rela­tion. Et en plus de sa rela­tion avec les autres, il faut reconnaî­tre la néces­sité de sa rela­tion avec Dieu.

Des mesu­res concrè­tes doi­vent être mises en œuvre afin que tous les enga­ge­ments déjà pris soient res­pec­tés !

L’Association Points-Cœur s’asso­cie plei­ne­ment à cet appel du Bureau International Catholique pour l’Enfance. Les volon­tai­res de Points-Cœur font l’expé­rience avec nos petits amis, que les enfants sont une richesse incom­pa­ra­ble pour le monde. Ce sont eux qui sont nos maî­tres quand ils por­tent un regard si juste sur le monde : un regard émerveillé et plein d’espé­rance pour le len­de­main. La richesse de l’enfant réside pour une grande part dans son inno­cence, dans sa capa­cité à aimer gra­tui­te­ment, à nous faire confiance.

Chaque enfant repré­sente l’avenir du monde, il serait cri­mi­nel de les bles­ser. C’est le cri de mil­lions d’enfants qui est à l’ori­gine de la fon­da­tion de Points-Cœur. Aujourd’hui encore ce cri doit nous inter­pel­ler et nous faire réagir !

« Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites »
Mathieu 22, 34-40

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