• 23 juillet 2010
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Dîner culturel : Un regard Touareg en Occident

Moussa Ag Assarid

Le 10 juin, Points-Cœur a orga­nisé à Genève, un dîner cultu­rel inti­tulé "Un regard Touareg en Occident" avec la par­ti­ci­pa­tion de Moussa Ag Assarid.

Le public, ras­sem­blé autour d’un plat afri­cain concocté minu­tieu­se­ment par des amies, a été trans­porté dans l’uni­vers toua­reg. A tra­vers peti­tes fables et anec­do­tes, Moussa a invité chacun à contem­pler la réa­lité de l’occi­dent avec un regard nou­veau. L’auteur de " Y’a pas d’embou­teillage dans le désert " , par ce qu’il est permet en effet de nous inter­ro­ger à nou­veau sur le sens de nom­breux détails qui cons­ti­tuent notre quo­ti­dien et qui ne nous étonnent plus, ayant perdu toute valeur. Au cours d’un repas nous avons regardé les extraits d’un docu­men­taire « L’Ecole des sables », film ayant pour but de pro­mou­voir la culture nomade, l’aide à sa conser­va­tion, grâce à la pro­mo­tion de l’éducation. C’est avec son frère Ibrahim que Moussa a ouvert, il y a une dizaine d’années, un établissement sco­laire au Mali : « Le but pre­mier est d’abord de donner une chance à ces enfants noma­des d’aller à l’école, de ne pas dépen­dre du noma­disme à cause des chan­ge­ments cli­ma­ti­ques et de l’avan­cée du désert ». Pour Moussa, l’éducation est ce qui offre la liberté. Il donne d’ailleurs son propre exem­ple « Suite à une ren­contre excep­tion­nelle avec Le petit prince de Saint-Exupéry, j’ai convaincu mon père de m’envoyer à l’école ». L’éducation est la clef pour connai­tre le monde et se connai­tre soi même. Il fut inté­res­sant de voir que l’éducation ne se limite pas pour Moussa à l’éducation for­melle et sco­laire, puisqu’il est lon­gue­ment revenu sur le rôle essen­tiel joué dans sa propre vie par son père ainsi que par un vieux sage qui l’a pris sous sa pro­tec­tion lors de ses études à Bamako. Leur sou­tien cons­tant, leurs encou­ra­ge­ments, aussi loin soit-il d’eux et de ses raci­nes, lui ont donné la force d’aller jusqu’au bout, de venir en France, d’étudier, d’entre­pren­dre toutes ces ini­tia­ti­ves pour son peuple.

Points-Cœur remer­cie Moussa pour sa pré­sence lors de cette soirée, son amitié, et son témoi­gnage d’ouver­ture au dia­lo­gue cultu­rel dans le res­pect de chacun.


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