• 9 février 2010
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Examen périodique universel du Salvador

Lac de San Agustín (République du Salvador)

Hasard du calen­drier, le Salvador figu­rait encore ce mois-ci à l’agenda de l’ONU (après un pas­sage devant le Comité contre la tor­ture en novem­bre, et devant le Comité des droits de l’enfant en jan­vier - cf news­let­ters pré­cé­den­tes). Fidèle au rendez-vous, Points-Cœur était pré­sent le 9 février, lors de l’Examen Périodique uni­ver­sel (EPU) de ce pays, où, rap­pe­lons-le, se trouve notre maison « Faustino Pérez ».

Lorsqu’il passe en EPU, un Etat doit rendre compte de la situa­tion des droits de l’Homme dans leur ensem­ble , sur son ter­ri­toire, devant tous les autres pays mem­bres du Conseil des droits de l’Homme. Ces der­niers peu­vent l’inter­pe­ler, l’inter­ro­ger ou l’encou­ra­ger sur tous les domai­nes qu’ils ont à cœur. Il s’agit donc d’un des moments forts de l’acti­vité de l’ONU en matière de droits de l’Homme, et un rendez-vous incontour­na­ble pour les mem­bres de la société civile. Le bilan géné­ral du Salvador est assez posi­tif, le pays res­tant for­te­ment appré­cié pour les efforts sin­cè­res qu’il déploie malgré sa situa­tion par­ti­cu­lière. Ont ainsi été fré­quem­ment rele­vés : sa vigi­lance face au recru­te­ment d’anciens tor­tion­nai­res ; sa lutte contre la mor­ta­lité infan­tile ; ou encore l’amé­lio­ra­tion de l’accès à l’éducation (ins­tau­ra­tion du bac­ca­lau­réat gra­tuit pour toutes les écoles publi­ques).

Néanmoins, de nom­breux points de préoc­cu­pa­tion res­tent récur­rents, en pre­mier lieu des­quels la situa­tion des femmes et des enfants. Le fort taux de vio­lence à leur égard reste une des prin­ci­pa­les mena­ces à la sta­bi­lité du pays, esti­ment par exem­ple le Canada, la Turquie ou la Norvège. Le Brésil a quant à lui attiré l’atten­tion sur le tra­vail des enfants en zone rurale, appe­lant à en réduire le nombre consi­dé­ra­ble. Des mesu­res pour amé­lio­rer le sort des autoch­to­nes, et celui des migrants et réfu­giés ont également été sug­gé­rées par le Kirghizistan. De son côté, le Vénézuela a invité son homo­lo­gue à reconsi­dé­rer la place de la famille, et la placer au centre des préoc­cu­pa­tions du gou­ver­ne­ment.

Le Salvador a assuré avoir pris notes de toutes ces pro­po­si­tions et a réi­téré son enga­ge­ment à amé­lio­rer sa situa­tion. Il a sou­li­gné l’effort que cela repré­sente pour un pays qui n’en est qu’aux « bal­bu­tie­ments » de ses réfor­mes dans de nom­breux domai­nes. La com­mu­nauté inter­na­tio­nale est ainsi appe­lée à faire montre de com­pré­hen­sion pour un pays qui souf­fre encore des affres d’une guerre civile de plus de dix ans.


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