• 10 décembre 2009
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Intervention du Pr. Alfred de Zayas pour la formation « Dignité et droits de l’Homme »

Intervention du professeur Alfred de Zayas lors de la formation "Dignité et droits de l’Homme" - 10.12.09

Texte inté­gral

La digni­tas humana est la raison d’être de tout l’édifice de pro­mo­tion et pro­tec­tions des droits humains Le concept de la dignité humaine se trouve dans les textes de nom­breu­ses conven­tions et décla­ra­tions des Nations Unies de des orga­nes régio­na­les des droits humains On le trouve notam­ment dans le préam­bule et l’arti­cle pre­mier de la charte des nations unies Déjà dans le pre­mier para­gra­phe du préam­bule de la décla­ra­tion uni­ver­selle des droits de l’homme nous lisons : " Considérant que la reconnais­sance de la dignité inhé­rente à tous les mem­bres de la famille humaine…cons­ti­tue le fon­de­ment de la liberté, de la jus­tice et de la paix ..." Or, la dignité humaine est la source des nos droits !

Et l’arti­cle pre­mier de la décla­ra­tion rap­pelle que « tous les êtres humains nais­sent libres et égaux en dignité ». Donc, c’est l’égalité en dignité qui cons­ti­tue la condi­tio sine qua non de la jouis­sance des autres droits. On retrouve la notion de la dignité :

.dans le préam­bule et dans de nom­breux arti­cles du Pacte inter­na­tio­nal rela­tif aux droits économiques sociaux et cultu­rels

.dans le préam­bule et les arti­cles pre­mier, dixième, dix-sep­tième etc. du Pacte rela­tif aux droits civils et poli­ti­ques

.dans le préam­bule de la Convention pour l’élimination de la dis­cri­mi­na­tion raciale

.dans la Convention contre la tor­ture

.dans la Convention du 1926 contre l’escla­vage

.dans la Convention Européenne des Droits de l’Homme

.dans la Convention Américaine des Droits de l’Homme

.dans la Déclaration du Caire du 1990 sur les Droits humains en Islam

.dans de nom­breu­ses Conventions de l’Organisation Mondiale du Travail, notam­ment la Convention 169 sur les Indigènes

.dans de nom­breu­ses Conventions de l’UNESCO, notam­ment sur la Diversité Culturelle

.dans le préam­bule et les arti­cles 1, 3, 8, 16 etc. de la Convention rela­tive aux droits des per­son­nes han­di­ca­pées

.dans la Déclaration du Millénium du 18 Septembre 2000 (A/RES/55/2), notam­ment dans les Objectives du mil­lé­naire pour le déve­lop­pe­ment

.dans nom­breu­ses réso­lu­tions des Nations Unies, notam­ment de l’Assemblée géné­rale et de l’ECOSOC

La dignité humaine est la base du droit à l’iden­tité, à la culture, à la vérité, à la liberté, à l’his­toire, à l’hon­neur, à la reli­gion, à la spi­ri­tua­lité. Pourtant il n’y a pas une défi­ni­tion juri­di­que de la dignité humaine Il est ainsi avec beau­coup d’autres notions conven­tion­nel­les, par exem­ple il n’y a pas de défi­ni­tion du concept de la « vic­time », ni du concept des mino­ri­tés, ni du concept du ter­ro­risme Et cela nous pose un pro­blème grave, parce qu’il y a de forces et des inté­rêts économiques et géo­po­li­ti­ques qui uti­li­sent ces termes de façon arbi­traire, afin de créer un monde vir­tuel des droits humains, où les droits et la dignité humai­nes sont ins­tru­men­ta­li­sés pour d’autres buts et mani­pu­lés- Volià les droits de l’homme à la carte.

Mais, mes­da­mes et mes­sieurs, les droits humains ne per­met­tent pas un tel abus, une telle sélec­ti­vité Comme disait le pre­mier Haut Commissaire des Nations Unies au droits de l’homme, Jose Ayala Lasso, il n’y pas de vic­ti­mes poli­ti­que­ment cor­rec­tes et celles que l’on peut car­ré­ment igno­rer. Toutes les vic­ti­mes par­ta­gent la même dignité humaine Et toutes les vic­ti­mes ont le droit à être reconnues comme telles, dans leur dignité de vic­ti­mes. Elles ont le droit à se faire enten­dre, à notre temps et à notre com­pas­sion. Un grand défi contre la dignité humaine est jus­te­ment la dis­cri­mi­na­tion entres les vic­ti­mes. Nous obser­vons dans la poli­ti­que quo­ti­dienne, dans la presse, dans le Conseil des Droits de l’homme com­ment cer­tai­nes vio­la­tions des droits humains sont condam­nées et magni­fiées, tandis que d’autres vio­la­tions sont déli­bé­ré­ment igno­rées.

Un autre pro­blème est l’uti­li­sa­tion des droits humains et notam­ment du concept de la dignité humaine comme arme agres­sive pour noir­cir d’autres, au lieu d’essayer de façon cons­truc­tive de donner un aide concrète aux vic­ti­mes. On se penche sur les vio­la­tions des droits humains dans un pays que l’on veut dif­fa­mer, tandis que les mêmes vio­la­tions sont igno­rées dans des pays amis.

Nous tous obser­vons des vio­la­tions fla­gran­tes et quo­ti­dien­nes de la dignité humaine. Permettez moi de faire allu­sion à quel­ques unes. Presque toutes les vio­la­tions des arti­cles de la DUDH, des Pactes onu­siens com­por­tent des vio­la­tions de la dignité humaine, notam­ment :l’escla­vage ; l’exploi­ta­tion des tra­vailleurs ; l’épuration eth­ni­que ; le viol des femmes ; la dis­cri­mi­na­tion ; la tor­ture ; les dis­pa­ri­tions for­cées ; les exé­cu­tions extra­ju­di­ciai­res ; la pau­vreté extrême dans un mode de richesse ; la déten­tion arbi­traire et conti­nue des per­son­nes à Guantanamo ; les humi­lia­tions quo­ti­dien­nes de per­son­nes dans les ter­ri­toi­res occu­pés de Palestine ; la chasse à l’homme – donc - dans nom­breu­ses pays un musul­man est consi­déré à priori comme un ter­ro­riste poten­tiel ; le déni de l’iden­tité, par exem­ple la sépa­ra­tion des enfants abo­ri­gè­nes en Australie, afin de les éduquer comme des Européens ; l’Apartheid, la colo­ni­sa­tion et l’impé­ria­lisme

La Conférence contre le Racisme 2001 à Durban et la Conférence du Suivi du 2009 ici à Genève nous ont rap­pelé les crimes du colo­nia­lisme dans le Congo belge, dans le Sénégal fran­çais, dans la Namibie, dans l’Afrique du Sud. On a aussi abordé les vio­la­tions de la dignité humaine des popu­la­tions autoch­to­nes de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud, de Hawaii, de l’Australie, de Tasmanie, des Philippines.

Permettez moi de men­tion­ner le rôle des deux prê­tres domi­ni­cains du XVIè siècle – Antonio de Montesinos et Bartolomé de las Casas qui ont reconnu la dignité des indi­gè­nes du nou­veau monde et se sont battus en leur défense. Déjà le Roi d’Espagne Fernando de Aragón et après lui l’Empereur Charles V ont du se pen­cher sur la ques­tion de la dignité humaine de ces hommes et femmes du nou­veau monde. Les fameu­ses dis­pu­ta­tions de Valladolid et Salamanca ainsi que les lois de Burgos et les Leyes Nuevas ont reconnu notam­ment la dignité humaine des pre­miè­res nations du nou­veau monde – des Siboneyes, Tainos et Arawacs.

Abus

Il y a pas mal de dés­in­for­ma­tion et de men­songe dans le domaine des droits humains. Il faut se battre contre l’abus du concept de la dignité humaine. Il y a une « indus­trie des droits humains » qui a ins­tru­men­ta­lisé le concept pour ache­ver par­fois le contraire. La dignité humaine ne peut nul­le­ment être invo­quée pour :

  • soutenir l’avortement – hélas l’organisation non gouvernementale Amnesty International a formulé un soi-disant droit humain à l’avortement – une absurdité incroyable, parce que le droit à la vie est sans doute plus fondamentale
  • légaliser le soi-disant « mariage » des homosexuels

Cette pro­po­si­tion a été reje­tée par le Comité des Droits de l’Homme dans le cas Joslin et al. contre Nouvelle Zélande. →Per­met­tez moi de vous lire un extrait des cons­ta­tions du Comité des Droits de l’Homme du 17 juillet 2002 « L’allé­ga­tion essen­tielle des auteurs est que le Pacte fait obli­ga­tion aux États par­ties de donner aux cou­ples homo­sexuels la pos­si­bi­lité de se marier et qu’en leur refu­sant cette pos­si­bi­lité, l’État partie commet des vio­la­tions de leurs droits en vertu de l’arti­cle 16, de l’arti­cle 17, des para­gra­phes 1 et 2 de l’arti­cle 23 et de l’arti­cle 26 du Pacte. Le Comité note que le para­gra­phe 2 de l’arti­cle 23 du Pacte porte expres­sé­ment sur la ques­tion du droit de se marier. Étant donné l’exis­tence dans le Pacte d’une dis­po­si­tion qui porte expres­sé­ment sur le droit au mariage, toute allé­ga­tion de vio­la­tion de ce droit doit être exa­mi­née à la lumière de cette dis­po­si­tion. Le para­gra­phe 2 de l’arti­cle 23 du Pacte est la seule dis­po­si­tion de fond qui défi­nit un droit en employant les termes « l’homme et la femme », plutôt que « tout être humain », « chacun » et « toutes les per­son­nes ». L’emploi des termes « l’homme et la femme » plutôt que des termes géné­raux figu­rant ailleurs dans la troi­sième partie du Pacte, a été régu­liè­re­ment et uni­for­mé­ment inter­prété comme signi­fiant que l’obli­ga­tion incom­bant aux États par­ties en vertu de l’arti­cle 2 du para­gra­phe 23 du Pacte, se limite à reconnaî­tre comme cons­ti­tuant un mariage l’union entre un homme et une femme qui sou­hai­tent se marier.

« À la lumière des para­mè­tres asso­ciés au droit de se marier énoncé au para­gra­phe 2 de l’arti­cle 23 du Pacte, le Comité ne peut pas conclure que par son simple refus d’accor­der le droit de se marier à des cou­ples homo­sexuels, l’État partie a violé les droits des auteurs au titre de l’arti­cle 16, de l’arti­cle 17, des para­gra­phes 1 et 2 de l’arti­cle 23 et de l’arti­cle 26 du Pacte. »

Un autre grand défi est la ques­tion de l’adop­tion par les homo­sexuels – une arro­gance inouïe, et un déra­page juri­di­que dans plu­sieurs Etats euro­péens. Pourtant l’arti­cle 24 du Pacte inter­na­tio­nal rela­tif aux droits civils et poli­ti­ques sti­pule : " tout enfant … a droit, de la part de sa famille, de la société et de l’Etat, aux mesu­res de pro­tec­tion qu’exige sa condi­tion de mineur". Comment donc expo­ser un enfant aux confu­sions, aux ten­sions, au stress d’être élevé pas par une mère et un père – mais par deux mères ou deux pères. C’est jus­te­ment la Convention du Droit de l’Enfant qui exige des mesu­res de pro­tec­tion de l’enfant afin de lui per­met­tre de se déve­lop­per et de s’épanouir.

Mais les socié­tés amé­ri­caine et euro­péenne sem­blent oublier l’inté­rêt de l’enfant pour satis­faire les désirs de per­son­nes qui sou­vent ne connais­sent pas les limi­tes de l’éthique, et qui pré­ten­dent tout avoir – leur vie non-conforme et les enfants qu’ils ne peu­vent pas conce­voir. Donc pour satis­faire les pré­ten­tions des homo­sexuels on ose sacri­fier les enfants qui sans doute por­te­ront dom­mage pen­dant toutes leurs vies. Voilà un déra­page cou­pa­ble de notre société qui permet de tels abus. Il s’agit d’un phé­no­mène de l’indus­trie des droits de l’Homme, qui mani­pule les droits à son gré. Hélas il y a plu­sieurs orga­ni­sa­tions non-gou­ver­ne­men­ta­les qui sèment la confu­sion et pra­ti­quent la dés­in­for­ma­tion dans ce domaine. Il faut se méfier de la pol­lu­tion de la pensée, de la cor­rup­tion des concepts par des gens aux agen­das contrai­res aux droits humains.

Permettez moi de dire quel­ques mots sur le dos­sier de la bioe­thi­que Je suis d’accord avec le la Congrégation pour doc­trine de la Foi dans son ins­truc­tion Dignitas Personae du 8 décem­bre 2008 La dignité de la per­sonne doit être reconnue à tout être humain depuis sa concep­tion jusqu’à sa mort natu­relle. Ce prin­cipe fon­da­men­tal, qui exprime un grand « oui » à la vie humaine, doit être mis au centre de la réflexion éthique sur la recher­che bio­mé­di­cale, qui acquiert de plus en plus, dans le monde d’aujourd’hui, une grande impor­tance. Le Magistère de l’Eglise est déjà inter­venu à main­tes repri­ses pour cla­ri­fier et résou­dre les pro­blè­mes moraux qui y sont sous-jacents. A ce titre, l’Instruction Donum vitae est d’une impor­tance par­ti­cu­lière. Aussi, la Déclaration du 29 décem­bre 1975 de la Congrégation pour la Doctrine et la foi

Déclaration ’Persona humana’ sur cer­tai­nes ques­tions d’éthiques sexuel­les

l. La per­sonne humaine, aux yeux de la recher­che scien­ti­fi­que contem­po­raine, est si pro­fon­dé­ment affec­tée par la sexua­lité que celle-ci doit être tenue pour l’un des fac­teurs qui don­nent à la vie de chacun les traits prin­ci­paux qui la dis­tin­guent. C’est du sexe, en effet, que la per­sonne humaine reçoit les carac­tè­res qui, sur le plan bio­lo­gi­que, psy­cho­lo­gi­que et spi­ri­tuel, la font homme et femme, condi­tion­nant par là gran­de­ment son ache­mi­ne­ment vers la matu­rité et son inser­tion dans la société. C’est pour­quoi les choses du sexe, comme chacun le peut aisé­ment cons­ta­ter, sont de nos jours un thème fré­quem­ment et ouver­te­ment abordé dans les livres, les revues, les maga­zi­nes et autres ins­tru­ments de com­mu­ni­ca­tion sociale. »

La dignité humaine nous engage à reje­ter la sélec­ti­vité. Comme l’a dit Ayala Lasso, il n’y a pas de vic­ti­mes poli­ti­que­ment incor­rec­tes. Il n’y a que des hommes et de femmes et des enfants et des per­son­nes âgées – tous et toutes avec la même dignité humaine.

Le débat sur la dignité humaine se pour­suit dans plu­sieurs orga­nes des Nations Unies, ainsi que dans les orga­nes régio­naux.

La reconnais­sance et la codi­fi­ca­tion pro­gres­sive des maints aspects de ce droit conti­nuent, récem­ment lors de l’adop­tion de la Convention sur le droit des per­son­nes han­di­ca­pés.

Ici il faut penser à l’exem­ple gran­diose du Pape Jean-Paul II, qui nous a démon­tré, qu’une per­sonne han­di­ca­pée, qu’une per­sonne sou­frant de la mala­die de Parkinson, a de la dignité humaine et peut œuvrer pour la gloire de Dieu et pour le bien de l’huma­nité. Ce grand Pontife nous a ins­piré par sa dévo­tion et par sa cha­rité jusqu’à son der­nier souf­fle.

Lors de sa dou­zième ses­sion en sep­tem­bre 2009 le Conseil des droits de l’homme s’est penché entre autres sur la concept du droit à la vérité, déjà reconnu par l’Assemblée géné­rale des nations unies dans sa Résolution 2005/66 . Le Conseil a dis­cuté un Rapport sur le Droit à la Vérité, établie par le Haut com­mis­sa­riat aux droits de l’homme (A/HRC/12/19) et a adopté une Résolution à cet égard. (A/HRC/12/L.27).

Mesdames, mes­sieurs --- Permettez moi de citer de la der­nière ency­cli­que de Benoit XVI Caritas in Veritate

" La dignité de la per­sonne et les exi­gen­ces de la jus­tice deman­dent, aujourd’hui sur­tout, que les choix économiques ne fas­sent pas aug­men­ter de façon exces­sive et mora­le­ment inac­cep­ta­ble les écarts de richesse…. En consi­dé­rant les pro­blè­mes du déve­lop­pe­ment, on ne peut omet­tre de sou­li­gner le lien étroit exis­tant entre pau­vreté et chô­mage. Dans de nom­breux cas, la pau­vreté est le résul­tat de la vio­la­tion de la dignité du tra­vail humain … Benoit déve­loppe son argu­ment éthique et conti­nue. La doc­trine sociale de l’Église a une contri­bu­tion spé­ci­fi­que à appor­ter, qui se fonde sur la créa­tion de l’homme « à l’image de Dieu » (Gn 1, 27), prin­cipe d’où découle la dignité invio­la­ble de la per­sonne humaine, de même que la valeur trans­cen­dante des normes mora­les natu­rel­les. Une éthique économique qui méconnaî­trait ces deux piliers, ris­que­rait iné­vi­ta­ble­ment de perdre sa signi­fi­ca­tion propre et de se prêter à des mani­pu­la­tions. Plus pré­ci­sé­ment, elle ris­que­rait de s’adap­ter aux sys­tè­mes économiques et finan­ciers exis­tant, au lieu de cor­ri­ger leurs dys­fonc­tion­ne­ments. Elle fini­rait également, entre autres, par jus­ti­fier le finan­ce­ment de pro­jets non éthiques. En outre, il ne faut pas uti­li­ser le mot « éthique » de façon idéo­lo­gi­que­ment dis­cri­mi­na­toire, lais­sant enten­dre que les ini­tia­ti­ves qui ne seraient pas for­mel­le­ment parées de cette qua­li­fi­ca­tion, ne seraient pas éthiques. Il faut œuvrer – et cette obser­va­tion est ici essen­tielle ! – non seu­le­ment pour que nais­sent des sec­teurs ou des lignes « éthiques » dans l’économie ou dans la finance, mais pour que toute l’économie et toute la finance soient éthiques et le soient non à cause d’un étiquetage exté­rieur, mais à cause du res­pect d’exi­gen­ces intrin­sè­ques à leur nature même. "

Nous sommes tous ins­pi­rés par ce Pontife et pen­seur pro­fond. Mais cette appro­che n’est pas exclu­si­ve­ment catho­li­que – elle est humaine et devrait être uni­ver­selle. Je pense par exem­ple à la phi­lo­so­phe fran­çaise Simone Weil , décé­dée pen­dant la Deuxième Guerre mon­diale à Londres en 1943. Elle a aussi reconnu la dignité humaine, la dignité du tra­vail, la dignité de la liberté, la dignité de l’anti-auto­ri­ta­risme, enfin la dignité comme source des droits humains.

Merci de votre aima­ble atten­tion.


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