• 21 janvier 2010
fr

L’Ukraine devant le CEDAW

Jeunes Ukrainiennes pendant les fêtes de Pâques (2009)

Le Comité pour l’élimination de la dis­cri­mi­na­tion à l’égard des femmes a tenu sa 45ème séance du 18 jan­vier au 5 février 2010, et l’Ukraine est passée le 21 jan­vier der­nier. La ville de Lviv en Ukraine, accueille un de nos Points-Cœur étudiants, c’est pour­quoi nous prê­tons atten­tion à tout ce qui concerne l’actua­lité de ce pays en matière de droits de l’Homme. Des rai­sons tech­ni­ques (sta­giaire en voyage) nous ont empê­chés d’assis­ter à cet examen et d’en four­nir le compte-rendu dans le bul­le­tin de jan­vier. Voici néan­moins, un bref aperçu des conclu­sions du Comité, rédigé d’après les sour­ces offi­ciel­les.

Le Comité a appré­cié l’impli­ca­tion des auto­ri­tés poli­ti­ques sur la ques­tion, et leur col­la­bo­ra­tion avec la société civile, ONG notam­ment. Cette méthode de tra­vail est vive­ment encou­ra­gée pour la suite. Les sujets de préoc­cu­pa­tion du Comité sont peu nom­breux, mais res­tent de grande impor­tance.

Son prin­ci­pal souci est l’iné­ga­lité de fait entre hommes et femmes, à tous les échelons de la société (public et privé). De la place dans la famille, à la repré­sen­ta­tion publi­que, en pas­sant par l’accès à l’éducation et à l’emploi, la condi­tion des femmes semble trop sou­vent consi­dé­rée avec beau­coup moins d’égards que celle des hommes. Le Comité s’est ainsi insurgé contre la dif­fu­sion conti­nue de sté­réo­ty­pes dis­cri­mi­na­toi­res au sein même des manuels sco­lai­res et dans les médias.

La vio­lence contre les femmes aurait ainsi ten­dance à se bana­li­ser, du moins à être igno­rée, même s’il est vrai que de nom­breux cen­tres d’accueil ont vu le jour (plus de 30 depuis 2003), à la grande joie des mem­bres du Comité. Il est main­te­nant demandé de four­nir les moyens néces­sai­res à ces cen­tres pour qu’ils puis­sent opérer dans les meilleu­res condi­tions. En outre, il semble urgent de réfor­mer les mesu­res péna­les prises envers les cou­pa­bles de vio­lence. Pour l’ins­tant, ceux-ci res­te­raient majo­ri­tai­re­ment soumis à des amen­des, sanc­tions péna­li­sant les famil­les toutes entiè­res.

En matière de santé publi­que, le Comité s’est dit vive­ment préoc­cupé par le fort taux d’avor­te­ments, et a également demandé à l’Ukraine d’aug­men­ter l’âge nubile pour les filles de 17 à 18 ans. Il a ainsi insisté pour qu’une meilleure éducation à ces sujets soit dis­pen­sée dans les écoles, mais aussi dans tous les ser­vi­ces publics.

Enfin, les dif­fi­cultés par­ti­cu­liè­res des femmes appar­te­nant à des grou­pes vul­né­ra­bles ont été mises en lumière. Rurales, han­di­ca­pées, migran­tes, et sur­tout Roms, elles font sou­vent l’objet d’une double, voire mul­ti­ple dis­cri­mi­na­tion due à leur sexe, et à leur appar­te­nance sociale, eth­ni­que, à leur condi­tion phy­si­que.


Revenir au début