• 11 décembre 2011
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L’expérience de Carolina à travers l’Examen Périodique Universel

le Point-Coeur San Jeronimo Emiliani de Guayaquil en Equateur

Carolina, per­ma­nente au Point-Cœur de Guayaquil, en Equateur, nous témoi­gne de l’expé­rience qu’elle a vécu au tra­vers du ques­tion­naire de l’Examen Périodique Universel de son pays.

1) Comment as tu pro­cédé pour rem­plir ce ques­tion­naire ?

« Quand j’ai vu le ques­tion­naire pour la pre­mière fois, je n’ai pas vrai­ment com­pris de quoi il s’agis­sait ni com­ment col­lec­ter toutes ces infor­ma­tions. Puis, j’ai com­mencé à inter­ro­ger les amis du quar­tier pour com­pren­dre plus en pro­fon­deur com­ment marche le sys­tème de santé, d’éducation etc... Nous avons inter­rogé une tren­taine de per­son­nes : hommes, femmes, jeunes et moins jeunes. Il s’agis­sait de per­son­nes issues de milieux sociaux très dif­fé­rents, il s’agis­sait de nos amis, les plus pau­vres du quar­tier comme ceux qui sont enga­gés en poli­ti­que. Une femme notam­ment, qui tra­vaille pour le gou­ver­ne­ment équatorien, nous a apporté beau­coup d’éléments de réponse. Tous ont répondu de manière très concrète, par­ta­geant leur expé­rience de vie. Je me suis aussi appuyée sur les médias : la télé­vi­sion, les jour­naux, pour com­pren­dre com­ment l’Etat fonc­tionne et agit pour la pro­tec­tion des droits de l’homme.

Petit à petit en rem­plis­sant le ques­tion­naire, j’ai pris cons­cience que j’avais là une grande oppor­tu­nité de mieux connaî­tre la réa­lité quo­ti­dienne de nos amis. C’était tel­le­ment impres­sion­nant pour moi que je com­men­çais à les inter­ro­ger de manière plus natu­relle ».

2) Quels ont été les fruits de cette expé­rience pour vos amis, pour toi ?

« Ce ques­tion­naire m’a permis de décou­vrir cer­tai­nes réa­li­tés bien cachées dont je n’avais pas cons­cience. Pour moi ce fut une joie énorme de réa­li­ser ce ser­vice. De parler avec nos amis de tous ces pro­blè­mes, de connaî­tre toute cette réa­lité. Et puis cette démar­che touche nos amis, car ils sen­tent que l’on accorde de la valeur à ce qu’ils vivent ».

3) Quel signe d’espé­rance aujourd’hui pour les droits de l’homme en Equateur ?

« Le plus grand signe d’espé­rance en Equateur ? leur joie ! Qu’il y ait ou pas des droits de l’homme, ils avan­cent avec ce qu’ils ont et ce qu’ils sont. Il y a vrai­ment une soli­da­rité entre eux. Même quand ils ont peu, ils don­nent ce qu’ils ont ».

Catherine


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