• 19 avril 2013
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La compassion apporte le bonheur

Enfants du Point-Coeur Inde

Il est très inté­res­sant d’enten­dre cette affir­ma­tion dans la bouche du secré­taire géné­ral de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occa­sion de « la pre­mière jour­née inter­na­tio­nale du bon­heur » qu’il a ins­ti­tué ce 20 mars.

C’est en effet une convic­tion intime de notre ONG sur laquelle nous basons toute notre action depuis main­te­nant 23 ans.

Certes, l’homme a besoin de res­sour­ces maté­riel­les suf­fi­san­tes pour vivre, mais sans la pré­sence d’un ami qui lui apporte la com­pas­sion, il n’y a pas de véri­ta­ble déve­lop­pe­ment de sa per­sonne, pas de véri­ta­ble pro­grès. « Ils (les Etats mem­bres de l’ONU) devraient adop­ter des mesu­res (indi­ca­teurs) plus larges du pro­grès, en com­plé­ment du pro­duit inté­rieur brut ».

Contribuer au bien commun en se sou­ciant des autres et en les lais­sant faire partie de sa propre vie est source de bon­heur car cela est ins­crit dans la nature de tout homme. Vivre la com­pas­sion par­ti­cipe donc de manière active au déve­lop­pe­ment dura­ble et inté­gral de la per­sonne et des socié­tés. « Lorsque nous contri­buons au bien commun, nous nous enri­chis­sons nous-mêmes ».

En ins­ti­tuant cette « Journée inter­na­tio­nale du bon­heur », M. Ban-Ki-Moon donne ainsi un véri­ta­ble encou­ra­ge­ment aux volon­tai­res de l’ONG Points-Cœur qui œuvrent au ser­vice des per­son­nes les plus souf­fran­tes, contri­buant hum­ble­ment à une « culture de com­pas­sion » si néces­saire aujourd’hui pour bâtir notre avenir. « La com­pas­sion apporte le bon­heur, et elle nous aidera à façon­ner l’avenir que nous vou­lons ».

LA PREMIÈRE JOURNÉE INTERNATIONALE DU BONHEUR OFFRE L’OCCASION DE RENOUVELER NOTRE DÉTERMINATION À PROMOUVOIR UN DÉVELOPPEMENT HUMAIN SANS EXCLUSIVE, ESTIME M. BAN KI-MOON

On trou­vera ci-après le texte du mes­sage du Secrétaire géné­ral de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occa­sion de la Journée inter­na­tio­nale du bon­heur, le 20 mars :

La pour­suite du bon­heur est à la base des entre­pri­ses humai­nes. Tous les peu­ples du monde aspi­rent à mener des vies heu­reu­ses et épanouissantes, à l’abri de la peur et du besoin, et en har­mo­nie avec la nature.

Pourtant, pour beau­coup trop de gens vivant dans la misère, un bien-être maté­riel élémentaire demeure hors de portée. Pour bien d’autres encore, les crises socioé­co­no­mi­ques récur­ren­tes, la vio­lence et la cri­mi­na­lité, la dégra­da­tion de l’envi­ron­ne­ment et les mena­ces crois­san­tes que font peser les chan­ge­ments cli­ma­ti­ques cons­ti­tuent un danger per­ma­nent.

Lors de la Conférence des Nations Unies sur le déve­lop­pe­ment dura­ble Rio +20 qui s’est tenue l’an der­nier, les États Membres de l’ONU sont conve­nus qu’il fal­lait envi­sa­ger le déve­lop­pe­ment dura­ble de manière équilibrée, en pre­nant en compte ses trois prin­ci­pa­les com­po­san­tes, à savoir la crois­sance économique, le déve­lop­pe­ment social et la pro­tec­tion de l’envi­ron­ne­ment. Ils ont cons­taté que pour pren­dre des déci­sions de poli­ti­que géné­rale qui repo­sent sur des infor­ma­tions plus com­plè­tes, ils devraient adop­ter des mesu­res plus larges du pro­grès, en com­plé­ment du pro­duit inté­rieur brut.

Je juge encou­ra­geants les efforts entre­pris par cer­tains gou­ver­ne­ments pour conce­voir des poli­ti­ques fon­dées sur des indi­ca­teurs com­plets du bien-être et j’encou­rage les autres à suivre leur exem­ple.

Cette pre­mière Journée inter­na­tio­nale du bon­heur nous offre l’occa­sion de ren­for­cer notre déter­mi­na­tion à pro­mou­voir un déve­lop­pe­ment humain dura­ble et sans exclu­sive et à renou­ve­ler notre pro­messe d’aider les autres. Lorsque nous contri­buons au bien commun, nous nous enri­chis­sons nous-mêmes. La com­pas­sion apporte le bon­heur, et elle nous aidera à façon­ner l’avenir que nous vou­lons.


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