• 27 janvier 2012
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Les Nations Unies ont adopté la déclaration sur l’éducation aux droits de l’homme

Peter et sa grand-mère à Thandarey - Inde

Le 19 décem­bre 2011, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté, sans aucune modi­fi­ca­tion, la Déclaration des Nations Unies sur l’EFDH [1]. Cette étape marque son adop­tion finale par les Nations Unies.

Cette Déclaration vise à déve­lop­per une culture uni­ver­selle des droits de l’homme, où chacun soit cons­cient de ses pro­pres droits et de ses res­pon­sa­bi­li­tés à l’égard des droits d’autrui.

La reconnais­sance offi­cielle de ce droit ne s’est pas faite en un jour. Elle est l’abou­tis­se­ment d’un long pro­ces­sus de réflexion, de consul­ta­tions et de rédac­tion, mené par une plate-forme com­po­sée de 7 États : Maroc, Slovénie, Philippines, Suisse, Italie, Sénégal et Costa Rica.

Ce projet de décla­ra­tion a par ailleurs mobi­lisé plu­sieurs ONG, parmi les­quel­les Points-Cœur, qui ont cons­ti­tué un groupe de tra­vail dédié à l’EFDH. Depuis le début, ces ONG ont sou­tenu le tra­vail de la plate-forme par un tra­vail de sen­si­bi­li­sa­tion au palais des Nations, à tra­vers des consul­ta­tions, des décla­ra­tions écrites et orales et des Side-Event au CDH, . Ainsi, Points-Cœur avait émis, en février 2011, une décla­ra­tion écrite à titre indi­vi­duel, pour sou­te­nir ce projet de décla­ra­tion. Puis, en mars 2011, elle était inter­ve­nue ora­le­ment, lors d’un événement paral­lèle, sur « l’usage des arts comme moyen per­ti­nent d’éducation aux droits fon­da­men­taux ».

Cette étroite col­la­bo­ra­tion entre les États mem­bres et les ONG avait permis la rédac­tion d’un projet de qua­lité que le CDH avait approuvé, le 23 mars 2011, lors de sa 16ème ses­sion.

L’adop­tion par les Nations Unies de ce nou­veau droit impli­que désor­mais de s’inter­ro­ger sur sa mise en œuvre qui sous-tend de nom­breu­ses pro­blé­ma­ti­ques :

  • Quelle éducation aux DH devrait-on instaurer dans le cursus scolaire ?
  • Comment intégrer dans cette éducation aux DH les groupes vulnérables ?
  • Les personnes illettrées ?
  • Peut-on éduquer aux DH dans des contextes politiquement défavorables ?
  • Comment former aux droits fondamentaux les médecins, magistrats, policiers, éducateurs et journalistes, détenteurs de grandes responsabilités éthiques ? Etc...

Autant de para­mè­tres socio­cultu­rels à pren­dre en consi­dé­ra­tion si l’on veut répan­dre une culture des droits de l’homme qui soit uni­ver­selle, c’est à dire signi­fi­ca­tive pour chaque homme.


Notes

[1] L’éducation et la formation aux droits de l’homme

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