• 16 août 2012
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Les défis multiples d’une éducation de qualité

David et Daniel, Festival de théâtre, 2009 - Naples, Italie

Suite au débat inte­rac­tif du Conseil des Droits de l’Homme sur la qua­lité de l’éducation, la pla­te­forme des ONG sur le droit à l’éducation, dont Points-Cœur est membre, orga­ni­sait une table ronde le 21 juin. L’évènement était modéré par Mme Ana Brito, Représentante du Portugal auprès de l’ONU.

Le rap­por­teur spé­cial sur le droit à l’éducation M. Singh, a insisté sur la qua­lité de la for­ma­tion des ensei­gnants. Il pré­co­nise à ce sujet une har­mo­ni­sa­tion des cur­ri­cula quant à la qua­li­fi­ca­tion des ensei­gnants. De plus, il a mani­festé une cer­taine préoc­cu­pa­tion concer­nant l’accès mais aussi la qua­lité de l’éducation des grou­pes socia­le­ment et eth­ni­que­ment mar­gi­na­li­sés comme les « rom » et des enfants vul­né­ra­bles comme ceux mar­qués par un han­di­cap.

Claire de Lavernette, repré­sen­tante de l’ONG « OIDEL » à l’ONU, a rap­pellé qu’une éducation qui se dit de qua­lité doit reconnaî­tre le primat de la per­sonne humaine. Ce qui impli­que 3 dimen­sions de « qua­lité » à rete­nir :

  • La garantie d’une éducation minimale, sans laquelle aucune liberté ne peut-être mise en jeu par le sujet.
  • Un libre accès aux systèmes de formation et ce sans discrimination, y compris contre les projets, les talents, les opinions philosophiques ou religieuses, personnelles ou familiales.
  • Une éducation qui inclut les différences culturelles et sociales.

Jorge Dias Ferreira, repré­sen­tant de l’ONG « New Humanity » à l’ONU, a quant à lui, sou­li­gné la néces­sité de tenir compte de l’envi­ron­ne­ment fami­liale des élèves afin d’envi­sa­ger une éducation plus inclu­sive. Ce qui impli­que notam­ment d’asso­cier davan­tage les parents à la sco­la­rité de leurs enfants. M Ferreira a aussi mis en garde contre « la cho­si­fi­ca­tion » de l’élève qui est sou­vent soumis, dans les sys­tè­mes sco­lai­res, à des pres­sions d’obten­tion de résul­tats et à la comp­ta­bi­li­sa­tion du succès. Le centre et la fina­lité de tout sys­tème éducatif est et doit rester l’enfant, l’étudiant.

festival du volontariat à Naples - Italie

Elena Ippoliti, repré­sen­tante des pro­gram­mes d’éducation aux droits de l’homme du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme a affirmé qu’une éducation de qua­lité sup­pose une éducation aux droits de l’homme (EDH), à tous les niveaux d’ensei­gne­ment, même les sys­tè­mes éducatifs du pri­maire et du secondaire. Cette EDH concerne aussi bien le contenu de la matière que le pro­ces­sus d’appren­tis­sage. En effet, la métho­do­lo­gie, le maté­riel doi­vent reflé­ter les droits de l’homme.

Emmanuel Kabengele Mpinga, pro­fes­seur des droits de l’homme à la faculté de méde­cine de Genève a expli­qué en quoi la pra­ti­que des droits est inté­grée dans tous les pro­ces­sus de déci­sion de la faculté, depuis l’élaboration des pro­gram­mes et jusqu’à la par­ti­ci­pa­tion étudiante. L’inclu­sion des droits s’effec­tue en grande partie dans la gou­ver­nance de la faculté mais aussi en matière de contrôle de la qua­lité et de l’envi­ron­ne­ment de l’ensei­gne­ment.


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