• 19 novembre 2011
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Les droits des enfants dont les parents sont incarcérés

Enfants philippins, près du Point-Coeur de Manille.

Le 30 sep­tem­bre 2011 , le Comité des droits de l’enfant s’est réunit pour sa Journée annuelle de dis­cus­sion autour du pro­blème des droits des enfants dont les parents sont incar­cé­rés.

Points-Cœur a assisté à cette jour­née de réflexion qui a ras­sem­blé plus de 200 per­son­nes spé­cia­li­sées sur le sujet : ONG, psy­chia­tres, uni­ver­si­tai­res....

Ce qui a été prin­ci­pa­le­ment sou­li­gné par Mme Yanghee Lee, Vice Président du CDE, est que les enfants, dont les parents sont déte­nus, cons­ti­tuent un groupe d’enfants oubliés. On ne prend pas suf­fi­sam­ment en compte leur inté­rêt.

Durant la jour­née, deux enfants de pri­son­niers, Sian Knott (13 ans) et Raheel Hussain (17 ans), nous ont par­tagé les dif­fi­cultés aux­quel­les ils sont confron­tés lors des visi­tes, comme le manque d’inti­mité, le manque de res­pect du per­son­nel péni­ten­tiaire à leur égard, ou encore le fait de devoir s’adap­ter à de nou­vel­les règles de visite, chaque fois que leur parent est trans­féré dans une autre prison...

Nous nous sommes ensuite divi­sés en deux grou­pes de tra­vail pour creu­ser ce thème plus en pro­fon­deur.

Points-Cœur a par­ti­cipé à l’ate­lier concer­nant : « la vie des enfants à l’exté­rieur, lors­que leur parent est en prison » Voici quel­ques pro­po­si­tions res­sorti de nos dis­cus­sions :

  • prévoir la présence de travailleurs sociaux, aux côtés des policiers, lors des arrestations.
  • Lutter contre l’humiliation des parents par la police devant l’enfant.
  • respecter le droit de l’enfant à être informé de la situation de son parent.
  • trouver des solutions afin de prévenir la discrimination, des enfants de prisonniers, à l’école par exemple.
  • prendre les mesures financières et sociales nécessaires afin de permettre aux enfants de rendre régulièrement visite à leur parent détenu.
  • Prévoir des mesures de réinsertion sociale à la sortie de prison : accompagnement psychologique de l’enfant ; aide au logement...

Au sein de l’autre groupe, concer­nant "les enfants en prison avec leur parent ou en visite" : il a été recom­mandé de :

  • privilégier des mesures non privatives de liberté, comme des peines de substitutions ou communautaires.
  • fixer un seuil d’âge minimum et maximum pour la présence des enfants en prison avec leur mère.
  • prévoir un temps de visite suffisant pour l’enfant et son parent détenu.
  • mettre en place une formation institutionnalisée du personnel pénitentiaire pour l’accueil des enfants en visite en prison.

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