• 8 janvier 2013
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Les pauvres participent-ils aux décisions qui affectent leur vie ? – Rapport de Points-Cœur

Il arrive que la meilleure volonté du monde fasse plus de tort que de bien aux per­son­nes que l’on pré­tend aider. Des études empi­ri­ques, rap­pe­lait le prof. Folloni [1] lors d’une table ronde en sep­tem­bre der­nier [2], met­tent en doute le lien sup­posé entre aide inter­na­tio­nale et déve­lop­pe­ment économique ; l’aide, telle qu’elle est actuel­le­ment pro­di­guée, peut même s’avérer contre-pro­duc­tive dans cer­tains cas (dimi­nu­tion de l’épargne domes­ti­que, aug­men­ta­tion du pou­voir des élites et de la cor­rup­tion, etc.).

Et si, en matière de déve­lop­pe­ment, on deman­dait leur avis aux prin­ci­paux inté­res­sés ?

Le déve­lop­pe­ment inté­gral impli­que que les per­son­nes soient non seu­le­ment les béné­fi­ciai­res, mais les sujets du déve­lop­pe­ment, affirme la décla­ra­tion sur le Droit au déve­lop­pe­ment de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 1986 [3]. C’est pour­quoi la rap­por­teuse spé­ciale sur l’extrême pau­vreté, Magdalena Sepúlveda, va pré­sen­ter lors de la ses­sion du Conseil des Droits de l’Homme du mois de juin 2013 un rap­port sur la ques­tion de la par­ti­ci­pa­tion des per­son­nes vivant dans la pau­vreté aux déci­sions qui affec­tent leur vie.

Consultée sur cette ques­tion comme toutes les Organisations de la société civile, l’Association Points-Cœur a rendu une contri­bu­tion basée sur l’expé­rience de nos volon­tai­res, pré­sents dans les quar­tiers les plus défa­vo­ri­sés d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie.

Ce texte est dis­po­ni­ble sur le site de l’ONU ou ici : Bonnes pratiques participation In English


Notes

[1] Professeur d’économie appliquée à l’Université de Trente, auteur de plusieurs livres sur le développement.

[2] Right to development : a person-centred approach, organisé par la mission permanente du Saint-Siège,l’Association Papa Giovanni XXIII et Caritas international.

[3] Selon la doctrine sociale de l’Eglise également, la personne humaine doit être le principe, le sujet et la fin de toutes les institutions sociales (Gaudium et Spes 25).

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