• 23 avril 2012
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Panel I : les Politiques Internationales d’Education aux Droits de l’Homme

Le 1er panel de la série, orga­nisé par les ONG Soka Gakkai International et OIDEL, a eu pour objec­tif d’exa­mi­ner les poli­ti­ques inter­na­tio­na­les en matière d’éducation aux droits de l’homme, de sen­si­bi­li­ser le public à leur impor­tance et de dis­cu­ter ensem­ble des pro­grès accom­plis et des défis à rele­ver.

Mme. Eugenia Gutiérrez, repré­sen­tante du Ministère des Affaires Etrangères du Costa Rica a com­mencé par défi­nir la nou­velle Déclaration des Nations Unies sur l’Education aux Droits de l’Homme (DNUEDH), adop­tée le 19 décem­bre 2011, comme une nou­velle cons­ti­tu­tion gui­dant les concepts essen­tiels de l’éducation aux droits de l’homme. Selon elle, toutes les par­ties pre­nan­tes, à savoir les Etats, les ins­ti­tu­tions natio­na­les des droits de l’homme et les ONGs sont res­pon­sa­bles de son succès. Mme Gutierrez conclut en disant que la pla­te­forme des Etats sur l’Education et la Formation aux Droits de l’Homme (EFDH), dont le Costa Rica fait partie, conti­nuera d’encou­ra­ger les pro­po­si­tions de nou­vel­les acti­vi­tés sou­te­nant l’EFDH.

M. Petru Dumitriu, Observateur Permanente du Conseil de l’Europe à Genève s’est féli­cité de l’adop­tion en mai 2010, par les 47 Etats mem­bres, de la « Charte du Conseil de l’Europe sur l’Education à une Citoyenneté Démocratique et l’éducation aux droits de l’homme ». Elle cons­ti­tue, selon lui, le pen­dant euro­péen de la DNUEDH.

Mme Elena Ippolliti, Human Rights Officer, OHCHR Methodology, Education and Training Section a pré­senté une vue d’ensem­ble du Programme Mondial en faveur de l’Education aux Droits de l’Homme (PMEDH) : Concernant la pre­mière phase de ce Programme, Mme Ippolliti a rap­pelé la néces­sité de pro­mou­voir les droits de l’homme dans l’ensem­ble de la vie sco­laire quo­ti­dienne, pas seu­le­ment dans les salles de classe. Quant à la seconde phase, elle insiste sur l’impor­tance de com­pren­dre les défis actuels concer­nant la pro­tec­tion des droits de l’homme. Le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme remet­tra un rap­port sur les pro­grès accom­plis dans l’implan­ta­tion du PMEDH lors de la 21ème ses­sion du Conseil des Droits de l’Homme.

Mme Kirsten Roberts à évoqué l’établissement en 2000, de la Commission irlan­daise des Droits de l’Homme, dont elle est membre. Cette Commission est char­gée de pro­té­ger et de pro­mou­voir les droits de l’homme sur son ter­ri­toire. Depuis 5 ans, elle tra­vaille sur l’éducation aux droits de l’homme tant dans les cycles pri­mai­res, secondai­res et uni­ver­si­tai­res que par une for­ma­tion aux droits de l’homme pour les pro­fes­sion­nels du ser­vice public. La Commission a notam­ment orga­nisé une for­ma­tion aux droits humains inti­tu­lée « ses­sion de for­ma­tion pour les for­ma­teurs », à laquelle plus de 300 fonc­tion­nai­res ont par­ti­cipé.

M. Michele Brunelli, membre de la Chair UNESCO, pro­pose de créer, au sein de cette Chair, un Groupe de Travail sur l’EFDH pour déve­lop­per un contenu et une méthode, exa­mi­ner les maté­riels d’ensei­gne­ment exis­tants et déve­lop­per d’autres outils.

Marianne Haslegrave, International Federation of University Women, cons­tate que le PMEDH contient un lan­gage peu acces­si­ble. Il a été conçu pour des experts juri­di­ques et non pour ceux qui essaient d’ensei­gner ou de former en pra­ti­que aux droits humains. Ce fait peut conduire les ensei­gnants et for­ma­teurs à un manque d’infor­ma­tion, une mau­vaise orien­ta­tion ou encore les dis­sua­der de s’impli­quer dans le domaine de l’EFDH. Par ailleurs, elle regrette qu’une majeure partie des pro­fes­sion­nels de santé ne reçoi­vent pas de for­ma­tion aux droits de l’homme, en dépit du fait qu’ils sont quo­ti­dien­ne­ment confron­tés à des ques­tions qui y sont rela­ti­ves.


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