• 24 avril 2012
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Panel II : L’Education aux Droits de l’Homme dans des Cadres Formels.

visite d’une maison de retraite par Points-Coeur en Equateur

Le 2ème panel, orga­nisé par les ONG "IARF" et le"BYU Kennedy Center" a eu pour objec­tif de mettre en exer­gue dif­fé­ren­tes pra­ti­ques d’éducation aux droits de l’homme qui exis­tent dans des cadres for­mels : les écoles, les uni­ver­si­tés, les for­ma­tions pro­fes­sion­nel­les etc...

Mme Urska Cas Svetek, Mission Permanente de la République de Slovénie a tout d’abord fait observé que la Slovénie est l’un des 7 Etats mem­bres de la pla­te­forme sur l’EFDH depuis 2007. Ce pays a adopté un Plan National d’action pour l’Education et la Formation aux Droits de l’Homme (EFDH), d’après lequel tous les futurs ensei­gnants béné­fi­cient d’une for­ma­tion aux droits de l’homme. C’est une exi­gence condi­tion­nant l’obten­tion du diplôme. Mme Cas Svetek a ensuite évoqué le projet slo­vène « Our rights » consis­tant à ensei­gner leurs droits aux enfants dans les écoles, au moyen de sup­ports maté­riels adapté aux dif­fé­ren­tes tran­ches d’âge. Ce projet est main­te­nant uti­lisé dans 16 pays.

Mme Karen Tsé, International Bridges to Justice (IBJ) : Cette ONG cher­che à garan­tir le droit à une repré­sen­ta­tion juri­di­que com­pé­tente, à une pro­tec­tion contre la tor­ture aussi bien que le droit à un procès équitable. Dans son tra­vail au Cambodge, Mme Tsé a observé que très peu d’avo­cats avec les­quels elle a tra­vaillé sont cons­cients des droits de l’homme. Elle a décrit, comme une pra­ti­que cou­rante, l’obten­tion de preu­ves ou d’une confes­sion sous la tor­ture. Il y a, dans ce domaine, un abîme entre les poli­ti­ques et leur appli­ca­tion. Mme Tsé a affirmé la néces­sité de former, dans ce pays, un corps d’avo­cats afin de leur faire com­pren­dre com­ment trai­ter la ques­tion de la tor­ture et qu’ils puis­sent ensuite, à leur tour, former d’autres avo­cats.

Mme Astrid Stuckelberger, Association Internationale de Gérontologie et de Gériatrie a tout d’abord par­tagé une étude sur les vio­la­tions des droits humains com­mi­ses dans les struc­tu­res psy­chia­tri­ques de 5 pays. Elle met en évidence la néces­sité d’une for­ma­tion aux droits de l’homme dans le sec­teur de la santé publi­que, au niveau natio­nal. Elle a pré­senté le cas de Genève qui intè­gre une EFDH obli­ga­toire à l’Ecole de Santé Publique et à l’Ecole Médicale de Genève. Selon Mme Stuckelberger, tout étudiant en méde­cine devrait connaî­tre la nou­velle DNUEFDH[Déclaration des Nations Unies sur l’éducation et la Formation aux Droits de l’Homme.]

Peter Kirchenlager, Centre d’Education aux Droits de l’Homme, Université d’Education des Enseignants, Centrale Suisse et Lucerne a sou­li­gné l’impor­tance de la dimen­sion métho­do­lo­gi­que de l’EFDH. Selon lui, la clé d’une bonne EFDH est dans le choix des métho­des, des ins­tru­ments et des maté­riels à uti­li­ser. Il a par ailleurs exprimé l’impor­tance de l’ensei­gne­ment supé­rieur et de la recher­che pour aller plus loin dans la pro­mo­tion et la pro­tec­tion des droits de l’homme.

M. Jacobus Vorster, North-West University, South Africa a exposé une bonne pra­ti­que, en vigueur dans son pays, selon laquelle les ensei­gnants sont formés à expli­quer à leurs élèves la Constitution de leur pays et pour cette raison, la Constitution Sud-afri­caine a été tra­duite en 11 lan­gues, dont les copies sont dis­po­ni­bles pour les ensei­gnants afin qu’ils les uti­li­sent dans leur pro­gramme.

Mme laura von Mandach, Centre Suisse de Formation pour le Personnel Pénitentiaire :Le Centre offre des for­ma­tions aca­dé­mi­ques et pro­fes­sion­nel­les ainsi que des cours de lea­der­ship pour le per­son­nel péni­ten­tiaire suisse.


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