• 27 avril 2012
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Side-Event : Quelle est la valeur ajoutée des Principes Directeurs sur l’Extrême Pauvreté ?

Points-Coeur a par­ti­cipé, le 19 mars 2012, à un Side-Event orga­nisé par l’ONG ATD Quart-Monde sur Le Projet des Principes Directeurs comme guide visant l’éradication de l’extrême pau­vreté.

Depuis 2001, le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) déve­loppe un Projet de Principes Directeurs (PPD) visant à lutter contre l’extrême pau­vreté. Le projet final devrait être soumis en sep­tem­bre pro­chain, au CDH, en vue de son adop­tion défi­ni­tive.

L’Association Points-Coeur suit avec atten­tion l’évolution de ce PPD depuis plu­sieurs années. Elle a, par exem­ple, par­ti­cipé à une vaste consul­ta­tion sur le contenu du PPD, lancée par le HCDH [Haut Commissariat aux Droits de l’Homme] en 2010. Voir Document A/HRC/19-32 (page 11). De plus, Points-Coeur vient de sou­te­nir, par sa signa­ture, une décla­ra­tion orale ini­tiée par ATD Quart Monde, encou­ra­geant le CDH a adop­ter le Projet en sep­tem­bre 2012.

Qu’appor­tera l’adop­tion de ce PPD sur l’Extrême Pauvreté ?

  • La reconnaissance du fait que l’extrême pauvreté et l’exclusion de la société constituent une violation de la dignité humaine.
  • une attention prioritaire et particulière aux plus pauvres et aux plus exclus.
  • des bases pour des solutions à long-terme contre l’extrême pauvreté.
  • une coordination plus aisée entre toutes les parties prenantes.

Mme Sepulveda, Rapporteuse Spéciale sur l’Extrême Pauvreté, a tout d’abord insisté sur l’indis­so­cia­bi­lité de l’extrême pau­vreté et des droits de l’homme. Les per­son­nes souf­frant de l’extrême pau­vreté sont sou­vent pri­vées de leurs droits les plus fon­da­men­taux tels que : l’accès à la santé, à l’éducation, à l’ali­men­ta­tion, au loge­ment etc... Selon elle, les Principes Directeurs devraient cons­ti­tuer un outil de défense très utile pour toutes les par­ties pre­nan­tes qui lut­te­ront contre l’extrême pau­vreté (Experts Indépendants, ONG etc...) et une oppor­tu­nité pour les Etats de mani­fes­ter leurs enga­ge­ments à lutter contre ce fléau. Enfin, Mme Sepulveda a sou­li­gné l’impor­tance d’une coo­pé­ra­tion finan­cière et tech­ni­que entre les pays riches et pau­vres dans la lutte contre l’extrême pau­vreté.

La Représentante du Brésil, inter­ve­nant au Side event, a quant à elle fait part du lan­ce­ment par son pays, en juin 2011, du Programme « Brésil sans misère ». Plusieurs mil­lions de dol­lars ont été inves­tis pour amé­lio­rer l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à cer­tains ser­vi­ces, comme l’eau et l’électricité. Le Brésil est ainsi par­venu à géné­rer un cer­tain déve­lop­pe­ment social. Outre cela, elle a rap­pelé que le PPD ne peut que moti­ver l’élaboration et l’implan­ta­tion de poli­ti­ques natio­na­les mais en aucun cas s’y sub­sti­tuer.

Au cours de la dis­cus­sion qui a suivie, la Mission du Pérou a fait obser­ver le rôle cen­tral de l’auto­no­mi­sa­tion dans la lutte contre l’extrême pau­vreté. Selon le Pérou, l’éducation est la clé essen­tielle pour sortir les gens de l’extrême pau­vreté. Ils ont besoin de tra­vailler pour sub­ve­nir à leurs besoins, de s’en sortir par eux-mêmes. L’assis­ta­nat ne peut pro­duire un déve­lop­pe­ment dura­ble.


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