• 25 mars 2010
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Table ronde sur la réinsertion des enfants

Représentantes du BICE et de IIMA lors du side event du 17 mars (ONU)

Deux de nos par­te­nai­res, le BICE, et IIMA –VIDES (repré­sen­ta­tion des sœurs salé­sien­nes à l’ONU), orga­ni­sent chaque année pen­dant la ses­sion de mars du Conseil, une série de side events sur la ques­tion de la réin­ser­tion des enfants à ris­ques. Cette année, l’Afrique avait été choi­sie comme région d’étude (l’an passé, il s’agis­sait de l’Asie). Ce thème cru­cial pour la ques­tion des droits de l’enfant a évidemment sus­cité l’inté­rêt de Points-Cœur qui a par­ti­cipé aux deux side events tenus les 9 et 11 mars der­niers.

La pré­si­dence de ces événements avait été confiée à Mme Francisca Ize Charrin, ancienne fonc­tion­naire du Haut Commissariat aux droits de l’Homme. Les prin­ci­paux inter­ve­nants venaient tous des anten­nes de ter­rain régio­na­les de ces deux orga­ni­sa­tions, allant de reli­gieu­ses en charge d’enfants, aux chefs de ser­vice. Ils ont pré­senté leurs actions prin­ci­pa­les en faveur des enfants « à ris­ques » sou­vent exclus de leurs socié­tés en Afrique.

Ces enfants à ris­ques peu­vent être des orphe­lins, des enfants escla­ves (« por­te­faix » du Togo, domes­ti­ques…), des vic­ti­mes de sévi­ces sexuels ou des enfants dits « sor­ciers » (mal­trai­tés car sup­po­sés appor­ter le mal­heur sur leur famille). Une atten­tion par­ti­cu­lière est également portée aux « filles-mères » (encein­tes ou ayant enfanté), dont la situa­tion est cause de nom­breu­ses dif­fi­cultés sup­plé­men­tai­res (stig­ma­ti­sa­tion, exclu­sion, avor­te­ments forcés, dés­co­la­ri­sa­tion …). D’ailleurs, la table-ronde du 11 mars était entiè­re­ment consa­crée à la réin­ser­tion des filles.

Les inter­ven­tions se sont prin­ci­pa­le­ment concen­trées sur les mesu­res d’accueil réser­vées à ces enfants. L’accent fut mis sur la néces­sité de leur trou­ver en pre­mier lieu, un endroit où ils puis­sent béné­fi­cier d’un entou­rage cha­leu­reux, et pro­pice au par­tage. Instaurer un climat de confiance est en effet le préa­la­ble à toute action concer­nant les enfants, d’autant plus quand ils ont vécu des situa­tions trau­ma­ti­san­tes. De manière géné­rale, ces orga­ni­sa­tions pro­po­sent un accueil tem­po­raire dans des mai­sons où les enfants sont pris en charge par tout un réseau d’adul­tes : ser­vi­ces sociaux, médi­caux, ins­tan­ces reli­gieu­ses.

Des connexions avec l’envi­ron­ne­ment d’ori­gine de l’enfant (famille, com­mu­nauté) sont cons­tam­ment établies, car le but est que celui-ci puisse s’y réin­sé­rer de manière sereine. Ainsi, par exem­ple, pour la réin­ser­tion des enfants-sol­dats en République démo­cra­ti­que du Congo, tout un par­te­na­riat a été mis en place avec des « volon­tai­res com­mu­nau­tai­res ». Il s’agit de mem­bres de ces com­mu­nau­tés qui contac­tent les auto­ri­tés loca­les pour que l’Etat même soit impli­qué dans le retour de ces enfants. Les arti­sans locaux sont également mis à contri­bu­tion afin de leur offrir une for­ma­tion et un savoir-faire.

Ces tables rondes étaient la conclu­sion d’un cycle de for­ma­tion de plu­sieurs jours sur la ques­tion, orga­nisé par ces deux orga­ni­sa­tions, à l’atten­tion de leurs volon­tai­res de ter­rain. Les ensei­gne­ments dis­pen­sés dans ce cycle appor­tent un éclairage pré­cieux à toute ONG de ter­rain tra­vaillant à l’ONU. C’est pour­quoi, le compte-rendu sera dif­fusé sur notre site dès qu’il aura été déli­vré par le BICE.


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