• 17 septembre 2007
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Table ronde « la dignité de la personne au coeur des droits de l’Homme »

Compte-rendu de la table ronde du 17 septembre 2007 "La dignité de la personne au cœur des droits de l’homme"

Organisée par Points-Cœur avec le par­rai­nage de Franciscans International, la Société Internationale pour les Droits de l’Homme de Francfort et les Dominicains pour Justice et Paix. Elle s’est tenue en paral­lèle de la VIè ses­sion du Conseil des droits de l’Homme.

Intervenants

S.E.Mgr Silvano Tomasi, Nonce apos­to­li­que, obser­va­teur per­ma­nent du Saint-Siège à l’ONU

M. Jakob Möller, ancien juge à la Chambre des Droits de l’Homme à Sarajevo

M. Bertrand Ramcharan, ancien haut com­mis­saire inté­ri­maire au Droits de l’Homme

M. Philippe LeBlanc, délé­gué per­ma­nent de l’Ordre Dominicain aux Nations Unies

M. Clément Imbert, repré­sen­tant de l’ONG Points-Cœur auprès des Nations Unies

Modérateur : M. Alfred de Zayas, pro­fes­seur à la Geneva School of Diplomacy.

Introduction (Clément Imbert)

La genèse de cette table ronde est dans l’expo­si­tion de photos « Pauvres et dignes » que nous avions orga­ni­sée au Palais des Nations du 18 au 28 juin 2007. A tra­vers cette expo­si­tion nous dési­rions mon­trer que lorsqu’on regarde des per­son­nes pour ce qu’elles sont, nous nous ren­dons compte que leur dignité n’est aucu­ne­ment condi­tion­née par le rem­plis­sage d’un cer­tain nombre de cri­tè­res.

Cette table ronde veut ainsi offrir une tri­bune à des per­son­nes repré­sen­ta­ti­ves de dif­fé­rents échelons de la com­mu­nauté inter­na­tio­nale pour réflé­chir sur le concept de dignité de la per­sonne qui, s’il est en appa­rence évident, sou­lève de pro­fon­des inter­ro­ga­tions sur le sens et la portée de toute action en faveur des droits de l’homme.

Alfred de Zayas

Après avoir pré­senté les dif­fé­rents inter­ve­nants de cette table ronde, voici quel­ques réflexions que je désire par­ta­ger avec vous. D’abord, je cons­tate que la dignité humaine est la raison d’être de l’Office du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme, la raison d’être du Conseil des Droits de l’homme, la source et l’ins­pi­ra­tion des Nations Unies. Tous les droits humains ont comme but la réa­li­sa­tion de la per­son­na­lité, de l’iden­tité, de la culture, de la reli­gion, c’est à dire la vérité de la per­sonne dans sa tota­lité, de la famille, de la société. Maintes réso­lu­tions du Conseil de sécu­rité, de l’Assemblée géné­rale, du Conseil des droits de l’Homme nous par­lent de la dignité humaine.

La dignité nous concerne toutes et tous – le droit à la vie, l’abo­li­tion de la peine de mort, les condi­tions de déten­tion dans les pri­sons, les droits de pri­son­niers de guerre, la pro­hi­bi­tion abso­lue de la tor­ture, les droits des peu­ples autoch­to­nes, des mino­ri­tés, des tra­vailleurs migrants, des femmes, des enfants …

Or, qu’est-ce que la dignité humaine veut dire dans la pra­ti­que des orga­ni­sa­tions inter­gou­ver­ne­men­ta­les et non gou­ver­ne­men­ta­les ? Est-ce que le com­por­te­ment du Conseil de Sécurité, de l’Assemblée Générale, du Conseil des Droits de l’homme est tou­jours com­pa­ti­ble avec la dignité humaine ? En effet la bureau­cra­ti­sa­tion des droits humains peut trans­for­mer le Conseil en orga­ni­sa­tion rituelle, où les droits humains sont pro­cla­més pen­dent que les per­son­nes sont oubliées. La dignité humaine se base sur l’égalité de tous les enfants de Dieu, comme le Sermon sur la Montagne nous ensei­gne. L’égalité et le pardon.

Intervenants

H.E. Archbishop Silvano M. Tomasi (en anglais)

Human dignity is a key dimen­sion in any dis­cus­sion of human rights. My fellow panel­lists will ana­lyse the impli­ca­tions of human dignity from some spe­ci­fic expe­rien­ces. On my part, I want to sketch out a couple of obser­va­tions that can lead to an unders­tan­ding of how the social doc­trine of the Catholic tra­di­tion views human dignity.

Today the world­wide year­ning for human dignity is seen as the cen­tral chal­lenge inhe­rent in the phe­no­me­non of global poli­ti­cal awa­ke­ning. The ins­pi­ra­tion of this awa­ke­ning is iden­ti­fied in the idea of uni­ver­sal human dignity, with its basic requi­re­ments of res­pect for cultu­rally diverse poli­ti­cal, social and reli­gious ema­na­tions. In cur­rent dis­cus­sions then human dignity is the requi­re­ment and jus­ti­fi­ca­tion for the imple­men­ta­tion of human rights as well as the motor for action to achieve this goal.

The miles­to­nes of the his­to­ri­cal jour­ney that brought pre­sent public culture to reco­gnize human dignity as the root of poli­ti­cal action for the achie­ve­ment of human rights are often indi­ca­ted in the major events of the American Declaration of Independence of 1776 and the French Revolution’s Declaration of the Rights of the Man and of the Citizen of 1789. Today, the U.N.’s Universal Declaration of Human Rights of 1948 is the single most impor­tant refe­rence point for cross-cultu­ral dis­cus­sion of human free­dom and dignity in the world. When in late 1948 the Universal Declaration of Human Rights (UDHR) was appro­ved, the gene­ral prin­ci­ples of dignity, liberty, equa­lity and fra­ter­nity pro­clai­med in arti­cles 1 and 2 were placed as foun­da­tion blocks of the whole struc­ture.

Everything the Church says about human rights is condi­tio­ned by their foun­da­tion in the dignity that atta­ches to the person made in the image and like­ness of God, and eve­ry­thing is orien­ted to the end of the common good. An impor­tant fea­ture of this social doc­trine then is that it avoids the “double danger” of extreme indi­vi­dua­lism and col­lec­ti­vism. The center of atten­tion is the human person and from it are deri­ved the other prin­ci­ples that apply to concrete cir­cum­stan­ces : work, poli­tics, pro­tec­tion of the weak, etc. The root of this claim is in the fact that every person is in the image and like­ness of the Creator and called to com­mu­nion with Him. Social uti­lity, health, pro­duc­ti­vity, strength, are not the reason why the human person has value and dignity. Thus every person can claim the res­pect of his/her rights inde­pen­dently of any ethnic, social, cultu­ral back­ground. From the consi­de­ra­tion of the common dignity, that goes beyond any dif­fe­rence, and links all human beings in one family, it’s pos­si­ble to unders­tand how serious is any form of dis­cri­mi­na­tion. Just to conclude, I refer to a few : (a) de facto human dignity helps to approach the UDHR in an orga­nic manner that embra­ces all social, cultu­ral, poli­ti­cal and eco­no­mic rights, (b) uphol­ding human dignity serves as the foun­da­tion and in a way the “why” human rights are uni­ver­sal and indi­vi­si­ble, and pre­vent that they be dis­mis­sed or per­ver­ted, (c) the late Pope John Paul II poin­ted out the una­voi­da­ble nega­tive conse­quen­ces when human dignity is not res­pec­ted when he wrote : “The root of modern tota­li­ta­ria­nism is to be found in the denial of the trans­cen­dent dignity of the human person…” (Centesimus A., 44). In the end, it is the res­pect of eve­ryone’s human dignity that gua­ran­tees free­dom and the pos­si­bi­lity of pea­ce­fully living toge­ther.

Jakob T. Möller

M. Möller dis­pose de 35 ans d’expé­rience dans le domaine des Droits de l’homme, 25 dans le pro­gramme des Nations Unies pour les droits de l’homme, 10 comme juge des droits de l’homme en ex Yougoslavie. Cela lui apporte le cadre de sa réflexion sur la dignité de la per­sonne humaine.

Dans les textes de l’ONU sur les droits de l’homme, il y a peu de choses évoquant direc­te­ment la dignité de la per­sonne. C’est un manque car per­sonne n’a mis l’accent sur les ali­néas des préam­bu­les de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), des pactes inter­na­tio­naux rela­tifs aux droits de l’homme.

Le mot « dignité » est men­tionné une seule fois dans le corps du Pacte inter­na­tio­nal rela­tif aux droits civils et poli­ti­ques art 10, concer­nant le cas précis des per­son­nes pri­vées de liberté. Il est sous entendu dans l’arti­cle 16 qui reconnaît à tous le droit d’être reconnu comme per­sonne devant la loi. Qu’est ce que la dignité ? Au cours de son expé­rience en Bosnie Herzégovine, M.Möller a vu que pour les per­son­nes, recou­vrir sa dignité pas­sait par avoir un tra­vail, un loge­ment, avoir le droit à la santé et à la sécu­rité.

Parmi les orga­ni­sa­tions inter­na­tio­na­les, seul le HCR tra­vaille à res­tau­rer effec­ti­ve­ment la dignité des per­son­nes à tra­vers ces droits. L’OIT aussi a pro­posé une appro­che pro­gres­siste et concrète de la dignité des per­son­nes dans le sys­tème des droits de l’homme avec le modèle de sécu­rité sociale mon­dial.

Bertrand Ramcharan

La dignité de la per­sonne est en effet un thème de réflexion fon­da­men­tal pour les droits de l’homme, mais pour les ONG comme Points cœur, il ne faut pas seu­le­ment agir au niveau du cœur, il est aussi impor­tant de s’enga­ger dans les tra­vaux de réflexion pour agir dans le sys­tème des droits de l’homme. Si la dignité est au cœur des droits de l’homme, il faut aussi envi­sa­ger les cas pra­ti­ques. Il s’agit aussi d’un concept opé­ra­tion­nel, qu’il faut cher­cher à mettre en œuvre concrè­te­ment, par exem­ple en établissant enfin un pro­to­cole faculta­tif sur les droits sociaux, économiques et cultu­rels.

La ques­tion de la dignité est aussi défen­due concrè­te­ment à tra­vers la défense de la dignité de grou­pes par­ti­cu­liè­re­ment bles­sés dans leur dignité, comme les femmes. Sur cette ques­tion des efforts ont déjà été lancés, par exem­ple lors de la qua­trième confé­rence mon­diale des Nations Unies sur les femmes de Beijing, mais il fau­drait le remet­tre à jour.

Sur les droits des pau­vres et ceux des enfants une réflexion stra­té­gi­que est à appro­fon­dir. Une telle stra­té­gie doit cher­cher à dyna­mi­ser le concept de res­pon­sa­bi­lité dans les droits économiques, sociaux et cultu­rels

Philippe LeBlanc : Dignity of the human person and pri­so­ners on death row (ANG)

Our long-stan­ding posi­tion against the death penalty is groun­ded in the res­pect for all human life, the oppo­si­tion to vio­lence in our society and the injus­tice of the death penalty. We see the death penalty as per­pe­tua­ting a cycle of vio­lence and pro­mo­ting a sense of ven­geance in our culture. In cal­ling for the abo­li­tion of the death penalty world­wide, we also expres­sed our deep concern about its unjust and une­qual appli­ca­tion. In coun­tries where the death penalty conti­nues to be enac­ted, it is also more likely to be applied in a racist manner, more likely to be applied to mino­ri­ties and the under clas­ses in gene­ral. Poor people, disa­bled people and young people are more often sub­jec­ted to capi­tal punish­ment. (1) In many ways, it is one of the most hei­nous attacks on the dignity of the human person.

A case in point is that of a Mexican natio­nal, Javier Suarez Medina, who was on death row in Texas. At the 2002 Session of the UN Sub-Commission on the Promotion and Protection of Human Rights, our NGO was asked by the Mexican Delegation at the UN to take up the his. The case of Javier Suarez Medina, sen­ten­ced to death when he was only 19 years old, raised deeply trou­bling ques­tions about the fair­ness of his trial and the ongoing refu­sal of Texas autho­ri­ties to res­pect their bin­ding inter­na­tio­nal treaty obli­ga­tions. After 13 years on death row, Javier Suarez Medina had now exhaus­ted all normal ave­nues of legal appeal and his exe­cu­tion had been post­po­ned thir­teen times. At the time of his exe­cu­tion, there remai­ned moun­ting concerns over the relia­bi­lity of his sen­tence. Our NGO, Dominicans for Justice and Peace,inter­ve­ned at the Sub-Commission on August 4, 2002 on behalf of Javier Suarez Medina who was sche­du­led to be exe­cu­ted on August 14, 2002.

In our oral sta­te­ment to the Sub-Commission we reques­ted the UN Sub-Commission exa­mine the case of Javier Suarez Medina and to urge the govern­ment of Texas for a reprieve of his exe­cu­tion. In res­ponse to our sta­te­ment, the Chair of the UN Sub-Commission, Mr. Paulo Sergio Pinheiro (Brazil), asked the UN body a adopt a Chairman’s sta­te­ment urging the US autho­ri­ties to act on behalf of Javier Suarez Medina for a reprieve of the death penalty ; Javier was sche­du­led for death by lethal injec­tion. In their sta­te­ment of the UN Sub-Commission urged the United States autho­ri­ties to do eve­ry­thing pos­si­ble to stay the exe­cu­tion of Mr. Suárez and to re-exa­mine his case, gua­ran­teeing him his right to consu­lar pro­tec­tion and a fair trial.

Despite unpre­ce­den­ted and urgent inter­ven­tions by the Sub-Commission, the UN High Commissioner for Human Rights, the President of Mexico, govern­ments, inter­na­tio­nal orga­ni­za­tions and hun­dreds of indi­vi­duals, inclu­ding many Dominicans and Franciscans, Javier Suárez Medina was exe­cu­ted by lethal injec­tion at 8.04 PM on August 14, 2002, in Huntsville, Texas. The exe­cu­tion was allo­wed to pro­ceed after the United States Supreme Court, on August 13th, 2002, had denied the final appeal put for­ward by the govern­ment of Mexico and after the Governor of Texas also refu­sed to grant a reprieve.

In a final sta­te­ment relea­sed by the Texas Department of Criminal Justice, on August 14, 2002, Javier Suarez Medina apo­lo­gi­zed to the family of the victim, and to than­ked all the people who sup­por­ted him. “Forgive me for the pain. God bless you, I love you all, and I’m ready to go home.” His last words are a living sign that even though he was sub­jec­ted to most hor­ren­dous of punish­ments, his dignity as a human person shines through even after his death.

Clément Imbert

Notre objec­tif aujourd’hui est plus de par­ta­ger une expé­rience que de faire des pro­po­si­tions concrè­tes sur la manière de mieux inté­grer la dignité dans le combat pour les droits de l’homme. Nous ne sommes pas des théo­ri­ciens mais plutôt un groupe de volon­tai­res qui sur le ter­rain lutte au quo­ti­dien pour que la dignité de chaque per­sonne soit reconnue. Je vous pré­sen­te­rai donc de manière brève, un des fruits de cette expé­rience de 17 ans auprès des plus oubliés de notre pla­nète.

La dignité de la per­sonne n’est pas une ques­tion de mots dans une décla­ra­tion, elle ne s’obtient pas non plus seu­le­ment par un sys­tème de contrôle et de sanc­tion effi­cace. Mais comme le dit le pre­mier arti­cle de la DUDH, la dignité est avant tout un cons­tat et une cer­ti­tude qui doit moti­ver le tra­vail de chacun : Tous les être humains nais­sent libres et égaux en dignité et en droit Elle est un cons­tat d’abord que nous fai­sons même dans les situa­tions de crise, de vio­la­tion grave : La dignité des per­son­nes est atteinte, mais ne dis­pa­rait pas pour autant.

L’objec­tif de Point Cœur est d’être révé­la­teur de dignité comme ce fut le cas pour Anita, jeune fille d’Equateur, sou­te­nue par les volon­tai­res de Points-Cœur après un inceste. La dignité des per­son­nes est aussi une cer­ti­tude qui doit moti­ver le tra­vail de chacun. Kofi Annan, dans son mes­sage à l’uni­ver­sité de Téhéran en 1997 disait ceci : "Les droits de l’homme sont ce que la raison com­mande et ce que la cons­cience exige"

Ce que la raison com­mande et la cons­cience exige, c’est d’être auprès de la per­sonne dont la dignité est bafouée, non pour lui dicter ses droits, mais pour lui rap­pe­ler son infi­nie valeur. Voilà pour­quoi il est si déli­cat de rai­son­ner en termes d’indi­ca­teurs lors­que l’on parle de droits de l’homme. Il est en effet bien dif­fi­cile de chif­frer l’effet de la pré­sence d’une per­sonne aimée (famille ou amis), pour­tant chacun sait que sans celle-ci la vie n’a plus de sens. Le pre­mier des droits de l’homme qui résume et englobe tous les autres droits, est bien de vivre comme un homme, c’est-à-dire digne­ment. Bien sûr vio­la­tions, pri­va­tions de capa­ci­tés, injus­ti­ces ou crimes cons­ti­tuent autant d’attein­tes à la dignité. Mais dans un monde où l’on voit s’appro­cher les échéances pour les Millenium Development Goals avec la quasi cer­ti­tude qu’ils ne seront pas atteints, tout miser sur des évaluations quan­ti­ta­ti­ves dans une réflexion sur les droits de l’homme, nous conduit vers l’absurde.

J’assis­tai juste après la fin de son mandat à une confé­rence de l’ancien pré­si­dent du CDH Luis Alfonso de Alba qui nous rap­pe­lait que les droits de l’homme com­men­cent dans la vie quo­ti­dienne. C’est une pré­sence quo­ti­dienne des volon­tai­res de Points Cœur auprès de leurs amis qui les réta­blit dans leur dignité et leur redonne capa­cité.

Conclusion Nous pou­vons syn­thé­ti­ser notre table ronde par ces mots, qui ser­vi­ront de base pour notre tra­vail à venir sur ces ques­tions de dignité : La dignité, sou­vent uti­li­sée comme simple variante lexi­cale dans le lan­gage des droits de l’homme, est en fait ce qui leur donne une légi­ti­mité. Elle est leur fon­de­ment car sans être le même mot dans toutes les lan­gues et les cultu­res, elle veut signi­fier ce carac­tère ina­lié­na­ble et immua­ble qui fait de tout indi­vidu une per­sonne humaine. Elle en est la fina­lité, car le but d’une décla­ra­tion de droits humains est d’assu­rer à toute per­sonne les condi­tions néces­sai­res pour mener une vie libre, pai­si­ble et heu­reuse, en un mot vrai­ment humaine.

Points-Cœur remer­cie tous les par­ti­ci­pants à cette table ronde pour leur contri­bu­tion à la réflexion sur la dignité de la per­sonne, ainsi que tous les ONG qui en par­rai­nant cet évènement nous ont sou­tenu.


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